Sa tête était posée contre mon épaule. elle pleurait silencieusement, avec pudeur. Je la sentais qui tremblait légèrement. Elle ressemblait à un petite animal terrifié, recroquevillé contre ma poitrine. Je l'avais toujours connu forte et inébrenlable. Je l'avait toujours imaginé solide et indestructible. et voila que j'étais là à la consoler. Et voila qu'elle mouillait ma chemise de ses larmes. Je ne sais combien de temps nous sommes restées ainsi, assise sur le sol, serrée l'une contre l'autre, sans mot dire, pour finalement nous endormir.
Quand je me réveillais, elle n'était plus à côté de moi. elle était partie. je n'ai pas tenté de al retrouver. Je ne l'ai pas cherché. Elle voulait être libre, être loin. Je ne l'ai plus jamais revue et pourtant, il me manque quelque chose. Quelqu'un qui aurait du être présente quand je me suis levée ce jour lointain. Ce vide contre mon épaule, cette absence contre ma poitrine fut, avec le temps, rebouché. Cependant, elle ne quitta jamais mon coeur. et si je la revoyais maintenant je lui dirais encore que je l'aime comme avant, comme avant ce matin, comme avant son départ...